Étiquette : micro-entreprise

  • Auto-entrepreneurs et facture électronique : ce qui change en 2026

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    Beaucoup d’auto-entrepreneurs pensent, à tort, que la réforme de la facturation électronique ne les concerne pas, en raison de la franchise en base de TVA dont bénéficient la majorité d’entre eux. Cette idée reçue mérite d’être clarifiée, car elle peut conduire à un retard de préparation lourd de conséquences, tant sur le plan administratif que sur celui des relations avec vos fournisseurs et vos clients professionnels.

    Entre le statut fiscal particulier de la micro-entreprise, les seuils de chiffre d’affaires et la question de la TVA, la situation des auto-entrepreneurs face à cette réforme comporte quelques spécificités qu’il est utile de connaître précisément, en complément des principes généraux exposés dans notre guide complet de la facturation électronique 2026.

    Cet article fait le point sur ce qui change réellement pour vous, que vous soyez en franchise en base de TVA ou que vous ayez dépassé les seuils qui vous en font sortir.

    La franchise en base de TVA ne vous exonère pas de la réforme

    Contrairement à une idée répandue, être en franchise en base de TVA ne signifie pas être hors du champ de la réforme de la facturation électronique. Cette obligation concerne les entreprises assujetties à la TVA, ce qui inclut les auto-entrepreneurs en franchise, même s’ils ne facturent pas la TVA à leurs clients. La franchise change simplement la mention à porter sur la facture, pas le fait d’être soumis à l’obligation de facturation électronique elle-même, un point qui surprend souvent les indépendants qui pensaient être totalement à l’écart de cette réglementation.

    Le calendrier applicable aux auto-entrepreneurs

    Obligation Date d’application
    Réception de factures électroniques 1er septembre 2026
    Émission de factures électroniques 1er septembre 2027

    Les auto-entrepreneurs suivent le même calendrier que les autres TPE : ils doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026, notamment de la part de fournisseurs déjà soumis à l’obligation d’émission, et devront émettre eux-mêmes leurs factures sous forme électronique à partir de septembre 2027. Pour une vue d’ensemble du calendrier complet de la réforme selon les différents profils d’entreprise, notre calendrier détaillé 2026-2027 précise chaque échéance.

    Pourquoi la réception concerne-t-elle déjà les auto-entrepreneurs en 2026 ?

    Beaucoup d’auto-entrepreneurs achètent des fournitures, des outils ou des services auprès d’entreprises plus grandes, elles-mêmes soumises à l’obligation d’émission dès septembre 2026. Pour que ces fournisseurs puissent continuer à vous facturer normalement, vous devez être en capacité de recevoir leurs factures électroniques via une plateforme agréée, même si vous n’avez pas encore l’obligation d’émettre vos propres factures sous cette forme.

    Une solution de facturation pensée pour les auto-entrepreneurs, simple à prendre en main.

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    Faut-il s’équiper dès maintenant ou attendre 2027 ?

    Rien n’oblige un auto-entrepreneur à attendre la dernière minute. S’équiper d’une plateforme agréée dès maintenant présente plusieurs avantages : se familiariser avec l’outil sans pression, éventuellement bénéficier d’un meilleur suivi de sa facturation et de ses relances clients, et éviter l’afflux de nouvelles souscriptions attendu à l’approche de l’échéance de 2027. Notre comparatif des logiciels de facturation électronique inclut plusieurs solutions adaptées aux indépendants et aux plus petits volumes d’activité.

    Que se passe-t-il si je dépasse les seuils de la franchise en base de TVA ?

    Si votre chiffre d’affaires dépasse les seuils de la franchise en base de TVA, vous devenez redevable de la TVA et devez adapter votre facturation en conséquence, indépendamment de la réforme de la facturation électronique. Cette bascule fiscale mérite un accompagnement par un expert-comptable, d’autant plus si elle intervient au même moment que votre passage à la facturation électronique obligatoire, deux changements qu’il est plus simple de gérer ensemble que séparément. Il est judicieux de choisir dès le départ une plateforme agréée capable de gérer ce changement de régime de TVA sans nécessiter un nouveau changement d’outil, ce qui vous évitera une double migration rapprochée dans le temps.

    L’impact sur la gestion quotidienne d’une micro-entreprise

    Pour beaucoup de micro-entrepreneurs, la facturation reste une tâche administrative gérée en marge de l’activité principale, parfois avec un simple modèle de document ou un tableur. Le passage à une plateforme agréée impose une évolution de cette pratique, avec un outil dédié. Si ce changement peut sembler contraignant au premier abord, il apporte aussi des bénéfices concrets : numérotation automatique des factures, suivi des paiements et relances simplifiées, export facilité vers votre déclaration de chiffre d’affaires, et réduction du risque d’oubli de mentions obligatoires.

    Pour les activités à très faible volume, comme quelques missions ponctuelles par trimestre, le changement d’habitude peut représenter un effort d’adaptation plus perceptible que pour une activité plus soutenue et déjà structurée. Il est recommandé de ne pas attendre les derniers mois avant l’échéance de 2027 pour se familiariser avec un nouvel outil, quitte à l’utiliser en parallèle de vos habitudes actuelles pendant une période de transition.

    Les questions pratiques les plus fréquentes des auto-entrepreneurs

    • Faut-il un numéro de TVA intracommunautaire pour utiliser une plateforme agréée ? Non, ce numéro dépend de votre régime de TVA, pas de l’obligation de facturation électronique elle-même.
    • Les factures papier sont-elles totalement interdites ? Après votre date d’obligation d’émission, les factures destinées à d’autres professionnels assujettis à la TVA doivent être électroniques ; certaines exceptions peuvent subsister pour les ventes à des particuliers.
    • Mon activité est saisonnière avec peu de factures : dois-je quand même m’équiper ? Oui, l’obligation ne dépend pas du volume d’activité mais du statut d’assujetti à la TVA.
    • Puis-je continuer à utiliser mon tableur habituel après l’échéance de 2027 ? Non, un tableur seul ne permet pas de transmettre vos factures via une plateforme agréée ni de respecter le format structuré requis.

    Questions fréquentes

    Un auto-entrepreneur sans TVA doit-il quand même émettre des factures électroniques ?

    Oui, l’obligation concerne les entreprises assujetties à la TVA, y compris celles en franchise en base qui ne facturent pas la TVA. Le statut de franchise modifie la mention légale à porter sur la facture, pas l’obligation de recourir à la facturation électronique.

    Quel logiciel choisir quand on débute en auto-entreprise ?

    Privilégiez une solution simple, à un tarif adapté à un faible volume de factures, mais qui garantit sa compatibilité avec les exigences de la réforme. Consultez notre comparatif pour identifier les options les plus accessibles.

    Que risque un auto-entrepreneur en cas de non-conformité ?

    Les mêmes sanctions que les autres entreprises peuvent s’appliquer, avec un impact potentiellement plus lourd relativement à un chiffre d’affaires modeste. Notre article sur les sanctions de la facture électronique détaille ce point.

    Le passage en société change-t-il la donne ?

    Un passage en société entraîne généralement un changement de statut fiscal et parfois de catégorie d’entreprise, ce qui peut modifier votre échéance et vos obligations. Faites le point avec votre expert-comptable au moment de cette transition.

    Puis-je cumuler mon activité d’auto-entrepreneur avec un emploi salarié et être quand même concerné ?

    Oui, le cumul avec un emploi salarié ne change rien à l’obligation de facturation électronique, qui dépend du statut d’entreprise assujettie à la TVA et non de votre situation professionnelle par ailleurs.

    Cette information est de nature générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Votre situation fiscale précise doit être vérifiée auprès de votre centre de formalités des entreprises, de l’Urssaf ou de votre expert-comptable.

  • Comparatif 2026 : meilleurs logiciels de facturation auto-entrepreneur

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    Vous venez de créer votre micro-entreprise, ou vous en avez assez de gérer vos devis et factures sur un tableur Excel bricolé au fil des années ? Le choix d’un logiciel de facturation dédié fait gagner un temps précieux et limite le risque d’erreur, notamment sur les mentions légales obligatoires.

    Encore faut-il s’y retrouver parmi la multitude d’outils disponibles. Ce comparatif passe en revue les solutions les plus utilisées par les auto-entrepreneurs français, en tenant compte du prix, de la simplicité d’usage et de la conformité réglementaire.

    Ce qu’un bon logiciel de facturation doit proposer

    Avant de comparer les outils entre eux, fixons le socle minimal attendu en 2026 : émission de devis transformables en factures en un clic, mentions légales automatiques et à jour, numérotation chronologique inaltérable, export comptable, et idéalement une compatibilité annoncée avec la réception de factures électroniques via une plateforme agréée. Pour approfondir ce dernier point, consultez notre article sur la facture électronique 2026 et son impact pour les TPE.

    Tableau comparatif des principales solutions

    Logiciel Point fort Tarif indicatif Idéal pour
    Henrri Offre gratuite complète pour la facturation simple Gratuit, options payantes Débuter sans budget
    Tiime Facturation et suivi de trésorerie intégrés De l’ordre de 10 à 20 € par mois Indépendants actifs au quotidien
    Indy Accompagnement déclaratif pour micro-entrepreneurs De l’ordre de 20 à 30 € par mois Auto-entrepreneurs qui veulent être guidés
    Pennylane Suite complète avec accès expert-comptable Sur devis, plutôt orienté TPE en croissance Entreprises avec un cabinet comptable
    EBP Logiciel installé ou en ligne, très complet Abonnement annuel, prix variable selon le module TPE avec besoins comptables avancés

    Comparez les fonctionnalités et testez gratuitement avant de choisir.

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    Zoom sur les profils d’utilisateurs

    Le débutant avec peu de factures par mois

    Si vous émettez moins de dix factures mensuelles, une offre gratuite comme Henrri peut largement suffire dans un premier temps. L’essentiel est de vérifier que les mentions légales et la numérotation sont bien automatisées, pour éviter toute erreur qui pourrait poser problème en cas de contrôle.

    L’indépendant avec une activité régulière

    Dès que le volume augmente ou que vous devenez redevable de la TVA, un outil plus complet comme Tiime ou Indy devient pertinent, notamment pour la gestion automatique des déclarations et le rapprochement bancaire. Notre comparatif détaillé de Tiime, Indy et Henrri entre dans le détail des différences entre ces trois solutions.

    Le professionnel qui travaille avec un expert-comptable

    Dans ce cas, mieux vaut choisir un logiciel compatible avec les outils utilisés par votre cabinet, afin de fluidifier les échanges de pièces et l’export comptable en fin d’exercice.

    Fonctionnalités à ne pas négliger

    • La gestion des acomptes et des factures d’avoir.
    • La relance automatique des factures impayées.
    • La possibilité de personnaliser vos devis et factures avec votre logo.
    • L’application mobile pour facturer en déplacement.
    • La connexion bancaire pour rapprocher automatiquement les encaissements.

    Pour bien préparer votre changement d’outil si vous utilisez déjà une solution, lisez notre guide sur comment changer de logiciel de comptabilité sans perdre de données.

    Les critères qui font vraiment la différence

    La conformité anti-fraude à la TVA

    C’est un point trop souvent négligé lors du choix d’un logiciel de facturation. La réglementation impose que toute solution de facturation ou d’encaissement utilisée par un professionnel assujetti soit certifiée inaltérable, sécurisée, conservée et archivée. Avant de vous engager, demandez systématiquement à l’éditeur son attestation individuelle de conformité ou son certificat, et conservez-le précieusement. Notre article dédié à la conformité anti-fraude TVA des logiciels de facturation détaille ce qu’il faut vérifier.

    L’ergonomie sur mobile

    Beaucoup d’indépendants facturent depuis leur téléphone, entre deux rendez-vous chez un client. Une application mobile fluide, capable d’envoyer un devis ou une facture en quelques secondes, fait une réelle différence au quotidien. Testez systématiquement l’application mobile avant de vous engager sur un abonnement annuel, car certains éditeurs proposent une version web très aboutie mais une application mobile plus limitée.

    La qualité du service client

    En période de déclaration ou de clôture, un support réactif par chat ou téléphone peut vous éviter des heures de recherche. Consultez les avis récents d’utilisateurs sur ce point précis, plutôt que sur la seule richesse fonctionnelle affichée sur le site de l’éditeur.

    Les pièges à éviter lors de la souscription

    • Les offres d’appel très basses qui masquent des frais additionnels sur le nombre de factures ou de clients.
    • Les engagements annuels sans période d’essai suffisante pour tester l’outil en conditions réelles.
    • Les logiciels qui ne permettent pas d’exporter facilement ses données en cas de changement futur.
    • Les solutions dont la conformité anti-fraude TVA n’est pas clairement affichée ou documentée.

    Si vous hésitez encore entre gratuité et abonnement payant, notre article logiciel de facturation gratuit ou payant, que choisir vous aide à trancher selon votre situation.

    Notre méthode de comparaison

    Nous avons évalué chaque solution sur cinq critères : la simplicité de prise en main, la richesse fonctionnelle réellement utile à un auto-entrepreneur, le rapport qualité-prix, la qualité du support client et la conformité réglementaire annoncée par l’éditeur. Aucun de ces logiciels n’est universellement le meilleur : le bon choix dépend avant tout de votre volume d’activité et de votre budget. Pour une vision plus large de la méthode de sélection, notre guide complet du logiciel de comptabilité pour TPE détaille tous les critères à examiner avant de vous engager.

    Certains logiciels incluent désormais un compte professionnel intégré pour simplifier votre gestion.

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    Questions fréquentes

    Quel est le meilleur logiciel de facturation gratuit pour auto-entrepreneur ?

    Henrri figure parmi les offres gratuites les plus complètes pour la facturation simple. D’autres éditeurs proposent des versions gratuites limitées en nombre de factures ou de clients, à vérifier au cas par cas.

    Un logiciel payant est-il vraiment nécessaire au démarrage ?

    Pas nécessairement. Beaucoup d’auto-entrepreneurs démarrent avec une offre gratuite puis migrent vers une offre payante lorsque leur volume d’activité ou leurs besoins de suivi augmentent.

    Ces logiciels gèrent-ils la déclaration de chiffre d’affaires à l’URSSAF ?

    Certains, comme Indy, proposent un accompagnement ou des rappels pour la déclaration, mais la déclaration elle-même reste à effectuer par vos soins sur le site officiel de l’URSSAF, sauf intégration spécifique annoncée par l’éditeur.

    Peut-on utiliser plusieurs logiciels en parallèle ?

    Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé : cela multiplie les risques d’erreur de numérotation des factures et complique le suivi comptable. Mieux vaut centraliser votre facturation sur un seul outil.

    Combien de temps faut-il pour prendre en main un nouveau logiciel de facturation ?

    Pour la plupart des solutions présentées ici, une prise en main correcte demande entre trente minutes et deux heures, notamment grâce aux tutoriels intégrés et aux modèles de devis préremplis proposés par défaut. Les outils les plus complets, orientés comptabilité, demandent en revanche un temps d’adaptation un peu plus long.

    Ces logiciels sont-ils compatibles avec la facture électronique obligatoire ?

    La plupart des éditeurs cités annoncent des développements pour se conformer à la réforme de la facturation électronique. Vérifiez systématiquement l’état d’avancement de cette compatibilité directement auprès de l’éditeur avant de vous engager sur le long terme.

    Ces informations sont données à titre général et ne remplacent pas un conseil personnalisé. Les tarifs mentionnés sont indicatifs et à vérifier directement auprès de chaque éditeur, car ils évoluent régulièrement.

  • Auto-entrepreneur 2026 : le guide complet du statut

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    Créer une auto-entreprise reste, en 2026, la voie la plus rapide et la plus simple pour lancer une activité indépendante en France. Le régime a été pensé pour supprimer les obstacles administratifs des débuts : pas de capital social, une comptabilité allégée, des cotisations calculées uniquement sur ce qui est réellement encaissé. Mais cette simplicité apparente cache des règles précises qu’il vaut mieux connaître avant de se lancer, sous peine de mauvaises surprises sur les plafonds, la TVA ou les cotisations sociales.

    Ce guide rassemble, en un seul endroit, les informations essentielles pour comprendre le statut : qui peut en bénéficier, comment le créer, quels sont les seuils à respecter, comment sont calculées les cotisations, et à quel moment il devient pertinent d’évoluer vers une société. Il sert de point d’entrée vers des articles plus détaillés sur chaque thématique.

    Qu’est-ce que le statut d’auto-entrepreneur ?

    L’auto-entrepreneur, appelé officiellement micro-entrepreneur depuis 2016, est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Il permet d’exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale sous un cadre fiscal et social allégé, appelé régime micro-social et micro-fiscal. Concrètement, l’entrepreneur ne paie des cotisations et, le cas échéant, un impôt que sur le chiffre d’affaires réellement encaissé, et non sur un bénéfice théorique à calculer.

    Ce statut s’adresse aussi bien à une personne qui crée son activité pour la première fois qu’à un salarié qui souhaite tester un projet en complément de son emploi, ou à un retraité qui reprend une activité. Il ne convient toutefois pas à tous les projets : au-delà de certains seuils de chiffre d’affaires, ou pour des activités nécessitant des investissements lourds, une société reste souvent plus adaptée.

    Créer son auto-entreprise : les grandes étapes

    L’immatriculation se fait en ligne, gratuitement, sur le guichet unique des formalités des entreprises. Il faut déclarer l’activité exercée, l’adresse du siège, et choisir ses options fiscales et sociales dès le départ, notamment l’adhésion éventuelle au versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Le détail des démarches, pièce par pièce, est expliqué dans notre article comment créer son auto-entreprise en 2026.

    Une fois l’immatriculation validée, un numéro SIRET est attribué sous quelques jours. L’activité peut alors démarrer, à condition de respecter certaines obligations : mention du statut sur les factures, ouverture d’un compte dédié à l’activité au-delà d’un certain niveau de chiffre d’affaires, et déclaration régulière du chiffre d’affaires encaissé, même nul.

    Les plafonds de chiffre d’affaires à respecter

    Le régime micro-entrepreneur est plafonné. En 2026, les seuils applicables pour rester dans ce régime sont les suivants.

    Type d’activité Plafond annuel de chiffre d’affaires
    Vente de marchandises, restauration, hébergement 203 100 € HT
    Prestations de services (BIC ou BNC) et professions libérales 83 600 € HT

    Le dépassement de ces plafonds pendant deux années civiles consécutives entraîne la sortie automatique du régime micro l’année suivante, avec un basculement vers un régime réel d’imposition. Notre article dédié détaille les plafonds de chiffre d’affaires et leurs conséquences plus précisément, en distinguant activité mixte et activité unique.

    La franchise en base de TVA

    Tant que le chiffre d’affaires reste sous certains seuils, l’auto-entrepreneur est dispensé de facturer la TVA à ses clients : c’est la franchise en base de TVA. Ces seuils sont distincts des plafonds du régime micro et s’apprécient chaque année.

    Activité Seuil de base Seuil de tolérance
    Vente de marchandises, hébergement 85 000 € 93 500 €
    Prestations de services 37 500 € 41 250 €
    Avocats, auteurs, artistes-interprètes 50 000 € 55 000 €

    Un projet de réforme visant à unifier ce seuil à 37 500 € pour toutes les activités avait été envisagé dans le cadre du projet de loi de finances, mais il n’a finalement pas été retenu par le Parlement fin 2025 . Les seuils historiques restent donc applicables en 2026. Le mécanisme complet, avec ses conséquences pratiques sur la facturation, est expliqué dans l’article franchise en base de TVA pour auto-entrepreneur.

    Cotisations sociales : combien reverse-t-on à l’URSSAF ?

    Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur se calculent en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d’affaires encaissé, sans déduction de charges. Ce taux varie selon la nature de l’activité.

    Activité Taux de cotisations 2026 (ordre de grandeur)
    Vente de marchandises de l’ordre de 12,3 %
    Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) de l’ordre de 21,2 %
    Professions libérales non réglementées de l’ordre de 25,6 %
    Professions libérales réglementées (Cipav) de l’ordre de 23,2 %
    Location de meublés de tourisme classés de l’ordre de 6 %

    À ces taux s’ajoute une contribution à la formation professionnelle, de l’ordre de 0,1 à 0,3 % selon l’activité. Ces cotisations financent la couverture maladie, la retraite de base et complémentaire, les allocations familiales et, sous conditions, les indemnités journalières.

    ACRE : une exonération partielle qui change en 2026

    L’aide à la création ou à la reprise d’entreprise (ACRE) permet, sous conditions, de bénéficier d’une réduction de cotisations sociales pendant la première année d’activité. Un changement important intervient au 1er juillet 2026 : le taux de cette réduction passe, selon plusieurs sources spécialisées, de 50 % à 25 % pour les nouveaux bénéficiaires . Ce changement peut avoir un impact réel sur la trésorerie des créateurs qui s’installent au second semestre 2026. Le détail de cette réforme et ses conséquences pratiques sont développés dans l’article réforme de l’ACRE au 1er juillet 2026.

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    Versement libératoire de l’impôt sur le revenu

    En parallèle des cotisations sociales, l’auto-entrepreneur peut choisir d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, qui permet de payer un pourcentage fixe du chiffre d’affaires au titre de l’impôt, en même temps que les cotisations sociales, plutôt que de suivre le barème progressif classique. Cette option est soumise à une condition de revenu fiscal de référence du foyer, et n’est pas toujours avantageuse : elle dépend du niveau d’imposition personnel de chacun. Nous détaillons le calcul et les cas où cette option est intéressante dans notre article sur le versement libératoire de l’auto-entrepreneur, à paraître prochainement.

    S’équiper : facturation, banque, assurance

    Au-delà des démarches administratives, la vie quotidienne d’un auto-entrepreneur passe par des outils et des couvertures à choisir avec soin.

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    Les obligations comptables et déclaratives

    La comptabilité de l’auto-entrepreneur reste volontairement légère : un livre des recettes chronologique, tenu au fil de l’eau, suffit pour la plupart des activités, complété par un registre des achats pour les activités de vente ou d’achat-revente. Aucun bilan, aucune liasse fiscale complexe à produire chaque année, contrairement à une société classique. Cette légèreté ne dispense toutefois pas de rigueur : chaque encaissement doit être daté, identifié et conservé, avec les justificatifs correspondants, en cas de contrôle. La déclaration de chiffre d’affaires à l’URSSAF, mensuelle ou trimestrielle selon l’option choisie à la création, doit être effectuée même en l’absence totale d’activité sur la période, sous peine de pénalité. C’est un point souvent négligé par les débutants, qui pensent à tort qu’une absence de revenu dispense de toute démarche.

    Cumuler l’auto-entreprise avec un emploi salarié

    Il est tout à fait possible de créer une auto-entreprise tout en restant salarié, à condition de respecter son obligation de loyauté envers son employeur et, selon les cas, une éventuelle clause d’exclusivité ou de non-concurrence inscrite au contrat de travail. Ce cumul est une porte d’entrée fréquente vers l’indépendance, permettant de tester une activité avant de s’y consacrer pleinement.

    Faire évoluer son statut vers une société

    Lorsque l’activité se développe au point d’approcher les plafonds du régime micro, ou lorsque les charges réelles dépassent ce que permet d’absorber le calcul forfaitaire des cotisations, le passage en société devient une option à étudier. EURL, SASU, ou plus rarement SARL ou SAS à plusieurs associés : chaque forme a ses avantages en matière de protection sociale, de fiscalité et de responsabilité. Notre article passer de l’auto-entreprise à la société détaille les critères de décision et les étapes de la transformation.

    Questions fréquentes

    Peut-on être auto-entrepreneur et toucher le chômage ?

    Oui, sous certaines conditions. France Travail applique des règles de cumul spécifiques entre revenus d’activité indépendante et allocations chômage, avec un mode de calcul qui varie selon la situation. Il est recommandé de se rapprocher de son conseiller avant de démarrer l’activité.

    Faut-il un diplôme pour devenir auto-entrepreneur ?

    Non, dans la majorité des cas. Certaines activités réglementées, notamment dans le bâtiment, la coiffure ou certains services à la personne, exigent en revanche une qualification ou une expérience professionnelle justifiée.

    Que se passe-t-il si le chiffre d’affaires est nul certains mois ?

    Rien de grave : la déclaration doit tout de même être effectuée, avec un montant à zéro. Aucune cotisation n’est due dans ce cas, puisque le calcul se fait uniquement sur les sommes encaissées.

    Peut-on cumuler plusieurs activités en auto-entreprise ?

    Oui, une même auto-entreprise peut exercer plusieurs activités, à condition qu’elles soient déclarées. Le plafond applicable dépend alors de la nature de l’activité principale et de la répartition du chiffre d’affaires entre vente et prestations de services.

    L’auto-entrepreneur cotise-t-il pour sa retraite ?

    Oui, une partie des cotisations sociales finance des droits à la retraite de base et complémentaire, proportionnellement au chiffre d’affaires déclaré chaque année.

    Cette information est générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les taux, seuils et règles applicables évoluent régulièrement : il est recommandé de vérifier les montants en vigueur auprès de l’URSSAF ou d’un expert-comptable avant toute décision.